Et me voici, me voilà, votre nouvel écrivain public ! 

A 6 ans, j'écris ma première nouvelle sur la machine à écrire du travail de ma Maman, un jour où elle m'avait emmenée au bureau. A 14 ans, je termine mon premier roman que je tente d'envoyer à des maisons d'édition (en vain, naturellement, surtout quand on ne connaît que Gallimard et que l'histoire ressemble furieusement à celle de Titanic, le bâteau en moins). A 15 ans, j'entre en filière littéraire où j'obtiens de bons résultats, à 17 ans, je décroche une mention Bien à mon baccalauréat littéraire.  

Durant l'été, je me passionne pour  Francis Scott Fitzgerald et son roman Tendre est la nuit, pour le Grand Meaulnes, et pour toute cette littérature romantique et blessée du début de XXème siècle... Rêveuse et également amatrice d'histoire, je me laisse emporter par celle des nobles écartelés par la Révolution de 1917...

Après des années d'hésitation entre la littérature et le domaine juridique, j'entre finalement en fac de droit.  Plus de débouchés professionnels, qui correspondaient à mes ambitions d'alors...

Huit ans plus tard, à l'issue d'études sans encombre, je suis titulaire de deux Masters II en poche et un diplôme d'avocate. Mais si je suis bien entendue amenée à rédiger, mon emploi ne me convient pas tout à fait. La sécheresse de la rédaction juridique blesse mon âme de littéraire, le prestige de la fonction me laisse de marbre, et je manque d'indépendance. J'ai abandonné la littérature, l'histoire et même l'anglais que je m'étais pourtant attachée à bien maîtriser en partant plusieurs mois à Londres, à 23 ans. 

Moi qui avais plus ou moins abandonné l'écriture, prise par les responsabilités du quotidien, j'écris deux romans en quelques mois (en cours de publication). Puis, la plume affutée, je prends la décision de quitter le barreau à la naissance de mon premier enfant. 

Depuis deux ans, j'avais en tête ce métier d'écrivain public, sur lequel je m'étais abondamment renseignée. L'écriture y est au coeur, et le contact humain y a aussi une large place. Jusqu'à présent, je m'étais toujours dit : trop aléatoire, trop compliqué. Pas cette fois. Je me lance. Réalise que j'aimerais par-dessus tout écrire la biographie d'une personne. Découvre l'AEPF (Association des Ecrivains Publics de France) où j'effectue des formations, et créé mon site web. 

La suite reste encore à écrire.... Avec vous !