J'ai récemment relu "Bonjour Tristesse", et "Aimez-vous Brahms", deux romans que j'avais aimés il y a longtemps. 

Des portraits de femmes indépendantes et fortes, transgressives peut-être pour leur époque. 

Résultat de recherche d'images pour "Françoise Sagan"La première, Cécile, n'a que 17 ans. Elle sort de pension pour apprendre que son père, qui est surtout son meilleur ami et son partenaire de soirées, entend se remarier avec Anne, une femme  bien sous tous rapports. Au coeur de l'été, Anne commence par priver Cécile de sorties, avant de lui interdire de rencontrer Cyril, son petit ami et de lui faire quotidiennement la morale sur la manière dont doit se comporter une jeune fille de la bonne société. 

La  seconde, Paula, est déjà quadragénaire. Décoratrice  d'intérieur, elle mène une relation libre avec Roger, un représentant de commerce. Enfin, libre... La liberté est uniquement de son côté, à lui. Paula, elle, vit au rythme des soirées solitaires et des rendez-vous annulés. Lorsqu'elle rencontre Tony, un avocat de 15 ans son cadet, elle est séduite par sa fougue et le fait qu'il semble ne vivre que pour elle. 

Des femmes qui ne sont pas sans rappeler Françoise Sagan qui, tout au long de sa vie, avait pris plaisir à transgresser les règles morales de son époque. 

Mais l'auteure choisit finalement de laisser la morale gagner. Cécile, qui avait fomenté une révolte secrète contre sa future belle-mère, est dépassée par les conséquences de ses actions et se retrouve rongée par la culpabilité.  Quant à Paula, elle se retrouve prisonnière d'un amour pourtant toxique et n'osera jamais savourer la liberté qu'elle avait pourtant voulue. Résultat de recherche d'images pour "aimez-vous brahms"

On dirait que Françoise Sagan semblait vouloir se rebeller contre les règles trop strictes de son époque, puis se ravisait en abandonnant ses héroïnes à la vindicte de la morale.  Le message de ses oeuvres est davantage désespéré que féministe. Question de tempérament ? Question d'époque ? Françoise Sagan était née à la fin des années 1930, soit dix ans avant la génération emportée par la fièvre de Mai 68.